Le présent document décrit la politique stratégique relative au numérique au service du développement (Digital for Development - D4D) de la Coopération belge au développement. Il expose la vision et les priorités stratégiques de la politique, sa mise en pratique, les partenariats à établir ou à renforcer et la façon dont la politique sera gérée de manière stratégique. La politique s’inscrit dans l’approche globale de la politique belge de développement et devrait être concrétisée grâce à la collaboration des différents acteurs du développement aux niveaux local, belge et international.
La révolution des données et le passage au numérique qui progresse à vive allure dans toutes les régions du monde ont fortement contribué au développement, mais jusqu’à présent, les bénéfices ne sont pas répartis uniformément. La politique D4D belge n’envisage donc pas le numérique comme un objectif en soi, mais comme un vecteur transversal permettant d’obtenir de meilleurs résultats pour un plus grand nombre de personnes dans le besoin. Le numérique transformera la coopération au développement et l’aide humanitaire belges et améliorera la portée de notre action en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Notre rôle principal consistera à faire le lien entre les différents acteurs sur le terrain afin de promouvoir l’échange de connaissances et favoriser les partenariats innovants. Notre approche s’inspirera de deux principes fondamentaux, à savoir « L’humain d’abord » et « Ne pas nuire ».
Les priorités stratégiques de la politique sont triples :
- Une meilleure utilisation des (méga)données tirées de sources traditionnelles et innovantes : les données sont indispensables pour mettre sur pied et suivre toute intervention de développement, ainsi que pour mesurer la réalisation des ODD et améliorer la reddition de comptes des pouvoirs publics. La Coopération belge au développement investira dans les outils et les politiques nécessaires pour utiliser des (méga)données en temps réel afin de produire des informations exploitables et, ainsi, améliorer leur impact. Une attention tout aussi grande sera accordée aux « données ouvertes », c’est-à-dire librement accessibles au public, afin d’encourager la bonne gouvernance et faciliter l’aide humanitaire et le développement, la gestion des ressources naturelles et la réduction des risques de catastrophe.
- Le numérique pour des sociétés inclusives : la Coopération belge au développement utilisera le potentiel du numérique pour à la fois maximiser le nombre de bénéficiaires d’une intervention et réduire le seuil permettant aux groupes vulnérables de jouir de leurs droits démocratiques, de bénéficier d’un accès égal aux services de base, de participer à la vie publique et d’être financièrement et économiquement inclus dans la société.
- Le numérique pour une croissance économique inclusive et durable : dans le droit fil de sa priorité politique en faveur d’une croissance économique inclusive et durable, la Coopération belge au développement soutiendra en priorité les interventions visant à faire du numérique une force positive pour créer de l’(auto)emploi et promouvoir l’entrepreneuriat socialement responsable
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